Admirez mon inspiration de titre.
Je devrai faire un post... j'allais dire constructif, mais non, je ne suis jamais constructive... pas égocentrique, mais en fait non, j'ai décidé qu'aujourd'hui j'avais envie de parler de moi. Himym et Gossip Girl, ça va être pour la prochaine fois.
Quoique je devrai être en train de bosser. Sur de la philo (ouah, pfou, mars ça me fait l'effet d'être dans trois jours. Non, sans déconner), mais aussi sur des maths, et de la physique, et de l'svt , figurez-vous qu'en terminale, les profs sont encore plus chiants qu'en première.
Alors, comme attendu, j'ai un emploi du temps de merde, 35h par semaine, quand je rentre chez moi le soir, qu'il est 19h et que je me couche à 22h en sachant pertinemment que ça ne m'empêchera pas d'être crevée le lendemain comme 8h pleines de sommeil ne me suffisent pas et que je me lève à 6h, c'est dur.
La nouveauté cette année c'est que mes samedis matin sont libres de chez libres, aucun cours. Mais en fait c'est une arnaque parce que les profs nous les ont ménagé pour pouvoir nous foutre des interros ces même samedi matins au lieu d'empièter sur nos heures de cours, ce que je trouve d'une hypocrisie totale. Ils n'ont qu'à décharger les programmes. C'est pas pour rien qu'on est parmi les élèves d'Europe les plus stressés et ayant le plus de boulot, ce qui n'empêche pas notre système scolaire d'être mauvais, alors hein.
Bon, et en plus j'ai 8 heures de maths et 6 de physique. Et dire que je veux faire une prépa littéraire. On a aussi 3h et demi de bio. En S. Bon, moi ça me fait 5h et demi de bio, parce qu'en fait je fais la spé (et même qu'en spé j'ai PILE la prof que je voulais, c'est-à-dire ma prof d'svt de l'an dernier, enfin un bon poin).
Niveau prof... Rien de repoussant, mais rien de bien folichon non plus. Certains sont même assez médiocre, mais bon, pas méchant, personne que je détesterai viscéralement je pense. Ah, mon prof d'histoire est quand même con mais vraiment très con d'une façon assez impressionnante, mais néanmoins pas trop encombrant.
Pour ce qui est de ma classe, ils ont viré environ un tiers de sa configuration de l'année précédente en changeant de classe les espagnols LV3. Comme moi je viens d'arrêter, je suis restée, sauvée. Ils ont un peu comblé en prenant à droite à gauche des gens d'autres classes. Du coup on est 31, alors qu'on était 35 l'année précédente. Et ça fait très... vide. Très calme, et tout, un peu mort même. En gros, ma classe me déprime.
Je suis néanmoins toujours avec les trois avec qui je voulais être: Alexis (grand, blond, large, alsacien, moi je suis petite, brune, menue et d'origine parisienne (née en Alsace et y ayant toujours résidé mais shhhhhh ça, ça se tait), on est Laurel&Hardy. Il est un peu rebutant d'aspect et très très direct (il fait pas beaucoup dans la dentelle quoi), mais en fait il est intelligent et drôle et on se dispute tout le temps et on est juste le meilleur binôme en TP. Esprit d'émulation, tout ça), Henry (très intelligent (ce qui est rare mine de rien dans ma classe, ou plutôt dans mon ancienne classe, parce qu'ils sont tous persuadé de l'être, mais en fait non), avec un caractère de cochon, mais alors vraiment. Au fond, il est sympa, et comme il est très bon en plein de matière, c'est un challenge, et c'est anti-ennui) et Vivien (lui il est très drôle, intelligent, et se prend pas du tout au sérieux. C'est le genre de type relax, que tout le monde aime et qui s'en sortira toujours, mais sans être désagréable. C'est un peu grâce à lui que je me suis sociabilisé en seconde dans ma classe). La combinaison des trois empêche généralement de s'ennuyer et c'est très bien. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir énormément de mal à retrouver mes marques. Vous remarquerez que ce sont des mecs, parce que les filles dans ma classe n'ont strictement aucun caractère, mais alors aucun.
Je suis quand même contente de retrouver quelques autres personnes, et j'en regretterai quelques unes (notamment Antoine ou Tiny ou Chéri d'amour, ou l'Homme de ma vie, ou autre surnom à la con. Doudou, tu me manqueras).
Par contre. S'il y a bien une personne que je suis contente de voir dégager, c'est
ELLE.
Claire S. de V.
Cette fille, c'est un OVNI. Il faut savoir que dans ma classe ils sont presque tous riches, mais elle c'est carrément la pire caricature. Le genre de fille bourgeoise, étroite d'esprit, intolérante mais persuadée d'être tellement ouverte et intelligente, et ayant autant de charisme qu'une moule. Au fond, je la regretterai, parce que c'est une pépite, réellement. En conclusion de son portrait cette brillante question, posée un jour en ECJS (je respecterai toujours Mme D., ancienne prof d'histoire et d'ECJS, qui a eu bien du courage toute l'année avec elle et avec quelques autres. Mme D., mine de rien, vous êtes une grande dame), tellement éblouissante et qui résume tout son être: "Mais Madame, la gauche, ils veulent quand même pas TOUS qu'on partage nos richesses, si?"
Bref. Il n'empêche que je suis complètement crevée, à plat, vidée. Sans déconner. Et en plus j'ai du travail. J'aurai dû bosser aujourd'hui, par exemple.
Je me mets beaucoup la pression à propos de ma prépa (Henri IV ou Louis Le Grand, j'y suis pas encore), et surtout à propos de la philo alors qu'on a même pas commencé à bosser, et ça me fout le moral dans les chaussettes, vraiment.
Sans compter mes angoisses existentielles parallèles, plus un certain problème que j'essaie d'éliminer et qui me cause pas mal de soucis.
Tout ça pour dire que en fait, ma rentrée n'est pas si terrible, mais ça ne m'empêche pas de déprimer sec, parce que bon, je suis comme ça.
Sur ce je vais lire un peu de Proust, ou je sens que je vais finir ma soirée à végéter devant l'ordi comme un mollusque.